
L’été 2016 restera gravé dans ma mémoire, comme le moment où j’ai osé partir seule, sac à dos, découvrir l’Ouest canadien, à l’aube de mon 30e anniversaire. On parle de crise à la quarantaine, mais j’ai eu un déclic fort près de mon 30e anniversaire. Je faisais beaucoup de Tinder dating à l’époque et je me rendais compte que je n’avais presque pas voyagée, comparativement aux gars que je rencontrais. « Je n’ai rien vécue! », me dis-je. Alors que tous les jeunes aussi prenaient une année sabbatique pour visiter l’Ouest canadien… j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes.
Whistler était sur ma liste depuis longtemps, je vous raconterai dans un autre article de blogue, et Vancouver m’a semblé une bonne destination de départ, question de me découvrir en voyage, tranquillement. Pas à pas, avant les grands voyages à l’international (qui me faisait peur à l’époque!). En bonne pro de l’organisation, je me suis organisée moi-même cette semaine bien remplie à « Raincouver », entre nature, culture et sensations fortes. Ouf, j’en ai pris des heures de recherche pour trouver des deals d’activités!

Premier vol d’avion seule
J’avais déjà pris l’avion pour un voyage Montréal-Rimouski avec Isabelle Hudon, en tournée médiatique à l’époque pour la Sun Life. Mais ce vol était bien différent… seule. Une des leçons de j’ai retenu de ce voyage est sans aucun doute d’amener l’essentiel, pas 1 000 chaussures ou vêtements. J’ai appris à bien rouler mes vêtements pour que tout rentre! Et à me laisser une peu de place pour les souvenirs. J’étais vraiment stressée, mais le vol s’est bien passé, le sentiment de liberté a pris le dessus assez vite. Et l’organisation de mon voyage me rassurait (ça, c’est un autre élément qui s’est calmé avec l’expérience 😀).

Le premier vol a été stressant pour les sensations de décollage ou d’atterrissage, qui me stressent encore un peu aujourd’hui, mais beaucoup moins. Conseil? Prenez une Gravol 30 minutes avant le décollage, ça calme. Aussi, la récupération de bagage est toujours un bon défi dans les aéroports, alors j’ai eu à me débrouiller rapidement pour le trouver à Vancouver. Je conseille de mettre plusieurs étiquettes à l’intérieur et/ou à l’extérieur du bagage, cela facile la traçabilité. Prenez aussi une photo de votre bagage si vous faites des escales, et ne mettez rien en suspend à l’extérieur du sac, comme un manteau attaché, vous risquez de le perdre dans la soute à bagages. Heureusement, j’avais pris un vol direct avec Air Canada, alors tout s’est passé comme un charme.
Premier airbnb
Vancouver a aussi été un bon défi pour moi, je voulais essayer l’expérience des Airbnb. Que j’utilise toujours maintenant, même si j’ai eu quelques mésaventures à travers les années, je vous raconterai. J’ai logé à Richmond pour ce voyage à Vancouver. J’ai choisi un endroit chez une vielle dame anglophone charmante, avec un chien, qui avait deux chambres à louer. J’y suis restée 5 jours. La dame préparait un petit déjeuner chaque matin, un charme. Quand je revenais le soir, on jasait plusieurs minutes. Parfois, le déjeuner est compris avec votre location, cela m’a bien servie pour cette première aventure. J’en garde un très bon souvenir.

Le truc avec Airbnb, c’est de faire plusieurs recherches, d’y aller avec les superhosts, d’aller voir les commentaires, de regarder aussi la localisation (près des transports, de la ville, etc.). C’est pratique, aujourd’hui, on peut créer des listes de favoris, alors prenez quelques heures à faire des recherches, à les mettre dans vos favoris, pour vous permettre ensuite de visiter les fiches des endroits potentiels par la suite, cela vous aidera à faire un choix.
Capilano, Grouse et adrénaline en altitude
Dès mon premier jour à Vancouver, j’ai traversé le Capilano Suspension Bridge, suspendue au-dessus de la forêt, très touristique, mais qui vaut le détour. Le vert profond des cèdres, le bruit de la rivière… un mélange d’émerveillement et de vertige. La journée s’est poursuivie à Grouse Mountain : téléphérique panoramique, ours bruns observés de près, et apprécier la forêt, la vue.







J’ai aussi accompli un 1er défi ultime – la Zipline Experience. Voler au-dessus des vallées m’a rappelé à quel point voyager seule permet de sortir de sa zone de confort, sans compromis. C’était un bon test pour voir comment j’allais réagir avant mon fameux saut en bungee à Whistler! Je vous conseille fortement ce trajet de cinq (5) lignes, qui permet de voir les montages grandioses de Vancouver, de constater leur splendeur de plus près et de sentir la forêt. Gros fun d’adrénaline et l’équipe est très accueillante!

Des lieux inusités et des jardins
Ce que j’aime en voyage, encore aujourd’hui, c’est de visiter des lieux, même juste de voir quelques minutes, surtout si ce sont des lieux qu’aucun touriste ne visite. Avant d’aller voir les magnifiques jardins de Vancouver, j’ai repéré la Canuck Place dans mon livre Ulysse. Cet endroit a réuni des membres du Klu Klux Klan dans les années 1925. C’est toujours fascinant de creuser et de savoir l’histoire du passé de bâtiments. Cet édifice fait office d’hôpital pour enfants maintenant. Une mission beaucoup plus noble!

J’ai ensuite découvert les oasis du VanDusen Botanical Garden. À l’époque, j’ai eu la chance d’avoir une visite guidée gratuite d’une bénévole d’un certain âge, c’était magique de voir cette dame m’expliquer chaque plantation.









Plonger dans la culture et l’art
Entre deux balades en ville, j’ai consacré une journée entière à l’art et à la culture. Un incontournable dans mes voyages, comme bonne amoureuse de culture que je suis. Je ne peux m’en empêcher. Trois musées que je vous conseille fortement de visiter : le Museum of Vancouver, la Vancouver Art Gallery et la Contemporary Art Gallery. De cette façon, on peut s’imprégner de l’histoire d’hier à aujourd’hui, puis admirer les courants artistiques et les oeuvres contemporaines, un beau tour 360 visuel et historique! Drôle de coïncidence, il y avait un tournage télé à la Vancouver Art Gallery lors de mon séjour, je cherche encore la scène dans un film ou une série!




Des vues incontournables
Je profite toujours aussi de mes voyages pour aller visiter les lieux touristiques, surtout les belles vues de la ville et les lieux patrimoniaux. À Vancouver, il est essentiel de monter le Harbour Centre Lookout pour contempler la ville de haut, de parcourir le Stanley Park avec sa vue sur le Lions Gate Bridge, de marcher pour découvrir le BC Place Stadium, le Musée des sciences (Science World at Telus World of Science), ainsi que le village olympique, qui est parsemé d’art urbain aux alentours, puis d’arrêter pour voir / entendre la fameuse Gastown Steam Clock. Un autre endroit incontournable est d’aller flâner à la Canada Place, pour y voir les grands bateaux et assister aux diverses activités en cours. En espérant qu’à votre venue à Vancouver, il fera moins gris que lorsque j’y suis allée pour la première fois!











Voyager seule : un cadeau à soi-même
Ce premier voyage solo à Vancouver m’a confirmé que l’aventure n’est pas qu’une question de lieux visités, mais aussi de confiance en soi. Voyager seule, c’est accepter d’être sa propre boussole, d’oser aller vers l’inconnu, de provoquer les belles rencontres, d’écouter encore plus sa petite voix intérieure et de savourer chaque victoire – qu’elle soit une tyrolienne franchie, de me débrouiller en anglais pour me faire comprendre et ne pas avoir peur du ridicule (avec l’accent québécois prononcé!) ou un simple repas partagé avec soi-même.
Au retour de ce voyage (Vancouver et Whistler), je me rappelle encore des blues que j’ai vécus. Tellement que cela m’a marqué. Ça a l’air de rien, mais j’avais franchi plusieurs barrières lors de cette première escapade féminine, seule en voyage, alors mon sentiment de liberté et la sensation que je pouvais parcourir le monde ont explosé à ce moment, en 2016.

Mes astuces voyage :
- Airbnb : J’avais trouvé un airbnb à Richmond, pas loin de Vancouver où il y avait un accès direct au transport en commun, c’est l’idéal de s’éloigner un peu pour éviter les gros prix des chambres en ville.
- Voyager à sac à dos : Ce premier voyage m’a beaucoup appris sur la priorisation! Avec un pack sac, il faut faire des choix. Il faut juste prévoir minimalement d’être bien habillé et chaussé pour marcher toute la journée, lors de moments froids, d’intempéries et d’avoir beaucoup de couches de vêtements.
- Se laisser du lousse : J’avais fait un horaire de feu et je me suis vite rendu compte sur place que c’était impossible à respecter, car il y a des endroits fermés une fois qu’on est sur place, qui sont trop loin ou ne nous intéresse pas finalement ou qu’on est fatigué… prévoir des changements dans l’horaire et d’abandonner certains endroits est l’un de mes grands apprentissages, aussi de me laisser des temps de contemplation. Après tout, on est en vacances!
- Se fondre dans le décor : Je n’ai aucun sens de l’orientation, je l’ai confirmé pendant ce voyage, en me trompant souvent de côté de rue ou en regardant trop souvent mon téléphone pour m’aider à m’orienter. Ça peut vous étiqueter comme touriste! Et engendrer des inconnus qui viennent discuter avec vous de manière non sollicitée. Regarder votre prochaine destination sur votre mobile une fois que vous êtes sur place, ou de manière plus discrète pour vous fondre dans la foule! Voyager seule comme femme, cela attire davantage l’attention, surtout si vous regardez votre mobile tout le temps (anciennement, on regardait nos cartes de ville en pleine rue!).
- Confiance dans tes déplacements : Un autre grand apprentissage pour vous aider à détourner l’attention comme femme voyageant seule, c’est de marcher avec assurance. On voit votre assurance, on voit que vous savez où vous allez. Donc vous serez plus tranquille, surtout si vous retournez à votre chambre en soirée, marchez avec plus d’assurance, vous éloignerez les personnes malveillantes. Et surtout, ne soyez pas distraite sur votre mobile le soir, marchez avec le regard balayant l’environnement devant vous. Si une personne vous apostrophe, vous pouvez dire que vous rejoignez votre chum, une amie… si jamais vous sentez que cette personne peut amener du trouble. Suivez votre instinct plus que jamais!
Bon voyage!
